Le géant français des cosmétiques adapte sa stratégie industrielle à l'évolution des droits de douane américains
Lors de la présentation des résultats du premier trimestre 2025, le directeur général de L'Oréal, Nicolas Hieronimus, a déclaré que le groupe pourrait "prendre les mesures de relocalisation nécessaires" aux États-Unis, en fonction des décisions à venir concernant les droits de douane. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions commerciales accrues et de politiques protectionnistes renforcées par l'administration Trump. "Nous pouvons augmenter les prix, nous avons constitué des stocks et oui, nous pouvons relocaliser une partie de notre production", a précisé Hieronimus, tout en soulignant la volonté de ne pas agir précipitamment pour des mesures qui pourraient être temporaires.Une dépendance significative au marché nord-américain
En 2024, L'Oréal a réalisé 27 % de son chiffre d'affaires aux États-Unis et au Canada. Actuellement, un peu moins de 50 % des produits vendus aux États-Unis sont fabriqués localement, environ 30 % proviennent d'Europe, et le reste est importé du Mexique, du Canada et d'autres régions. Les produits de luxe, tels que ceux des marques Lancôme, Yves Saint Laurent et Armani, sont principalement concernés par ces importations.Des mesures d'atténuation déjà en place
Pour faire face à l'impact potentiel des droits de douane, L'Oréal a mis en œuvre plusieurs stratégies :- Augmentation des prix : Le secteur du luxe offre une certaine flexibilité pour ajuster les prix sans affecter significativement la demande.
- Constitution de stocks : Anticipant les mesures douanières, l'entreprise a renforcé ses stocks pour plusieurs de ses marques.




